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Synthèse 2015 > Le profil des adeptes de la consommation collaborative

Le profil des adeptes de la consommation collaborative

Les Européens qui ont adopté le nombre moyen le plus important de pratiques relevant de la consommation collaborative sont avant tout jeunes (5,6 / 17 en moyenne déjà effectuées pour les moins de 35 ans contre 4,2 chez les 35 ans et plus).

Autre caractéristique : ils sont aussi plus diplômés que la moyenne (5,1 pratiques pour les plus diplômés contre 3,8 pour les moins diplômés).

Le profil type des adeptes de la consommation collaborative n’est pas pour autant celui du geek tel qu’il est souvent caricaturé : de sexe masculin et célibataire.
Les parents sont en réalité plus férus de ces nouveaux modes de consommation
(5,4 pratiques en moyenne quand il y a au moins un enfant de moins de 18 ans au sein du foyer, contre 4,3 quand il n’y en a pas). La durée d’utilisation limitée des produits pour enfants les poussent sans doute à se convertir à ce type de pratiques.
Ces nouveaux modes de consommation touchent par ailleurs autant les hommes que les femmes, et on observe très peu de différences de comportements en fonction du sexe, quel que soit le type d’action considérée.

Si le profil type de ce nouveau consommateur n’est pas celui de l’archétype du geek, la maîtrise d’internet est clairement un facilitateur, voire un préalable indispensable pour faire siennes ces nouvelles pratiques.
Or si les Européens interrogés considèrent dans l’ensemble qu’il leur serait aujourd’hui facile de proposer sur internet certains de leurs services ou de leurs compétences à des particuliers qui en ont besoin (70%) ou de chercher des actions de solidarité dans lesquelles ils aimeraient s’investir (69%), ils sont moins nombreux à considérer qu’il leur serait aisé de faire financer par internet un projet qui leur tient à cœur (50%).
Cette maîtrise d’internet varie néanmoins assez logiquement selon le profil sociodémographique : les moins de 35 ans se déclarent systématiquement plus à l’aise que leurs aînés, en particulier en ce qui concerne le financement éventuel d’un de leur projet sur internet (61% jugent que cela leur serait facile, contre 45% des 35 ans et plus). Le potentiel de développement du financement participatif apparaît donc conséquent.
Ce niveau d’aisance est également fonction du niveau d’éducation, les plus diplômés étant là encore systématiquement plus confiants dans leurs capacités à parvenir à leurs fins sur la toile.

Les Européens sont d’ailleurs très conscients du rôle joué par internet dans le développement de la consommation collaborative : 91% d’entre eux jugent que le web joue en la matière un rôle important voire primordial.

Le profil des adeptes de la consommation collaborative : jeunes et diplômés, mais pas seulement



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