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Synthèse 2012 > La capacité à faire face au coût financier du risque est relativement faible

Au sein de l’ensemble des pays, la capacité à faire face au coût financier du risque est relativement faible

Globalement, le sentiment de pouvoir assumer les conséquences financières des risques de la vie est aujourd’hui relativement faible au sein de l’Union Européenne. Le nombre de problèmes face auxquels une majorité d’Européens déclare pouvoir faire face est relativement restreint. Sur une liste de dix-sept risques, il n’y en a que six auxquels la majorité des Européens déclare pouvoir faire face : le cambriolage (56%), le vol de véhicule (53%), un accident corporel les impliquant eux (52%) ou une personne du foyer (51%), le divorce (51%) ou encore le décès d’un membre du foyer (51%).

A l’opposé, sur les autres types de risques, seule une minorité d’Européens déclare être en capacité de faire face à leurs conséquences financières s’ils survenaient. Ils se montrent démunis devant les risques sociaux comme la perte d’emploi pour eux (seulement 42% affirment qu’ils pourraient en supporter les conséquences budgétaires) ou pour leur conjoint (47%). L’aptitude à faire face à des incapacités, même temporaire, est aussi minoritaire, que le problème les concerne eux-mêmes ou un proche (seulement 48%). Face aux risques de maladies graves, ils se montrent logiquement encore plus dépourvus financièrement (seulement 42% pourraient en supporter le coût). Toutefois, les risques face auxquels la capacité à faire face est aujourd’hui la plus restreinte concernent essentiellement tous ceux qui relèvent de l’invalidité permanente (seulement 35%) et de la perte d’autonomie (34%).

Surtout, face à l’ensemble de ces risques, la proportion d’individus déclarant ne disposer « d’aucune protection » est très importante. Il convient de garder à l’esprit que l’enquête mesure ici un ressenti, qui est d’abord l’expression d’une sensation de fragilité intense. Le sentiment de ne bénéficier d’aucune protection est particulièrement élevé pour tous les risques liés aux conséquences d’une maladie ou d’un handicap et notamment de la perte d’autonomie pour un membre du foyer (58%) ou pour soi-même (54%), pour une maladie grave concernant la personne interrogée (49%) ou un proche (55%), pour une invalidité permanente affectant un membre du foyer (56%). A fortiori, la proportion d’individus avouant ne pas être couverte en cas de décès d’un proche est encore plus importante (63%). Même face à des incapacités temporaires, la proportion de personnes déclarant ne disposer d’aucun moyen de protection est très élevée, que ce soit pour soi (49%) ou pour une personne de sa famille (55%). La grande majorité des individus interrogés a aussi le sentiment de n’avoir aucune protection face à un risque de perte d’emploi, qu’il les concerne eux-mêmes (57%) ou leur conjoint (65%).

Les risques concernant les biens matériels sont ceux pour lesquels les Européens se montrent aujourd’hui les mieux protégés : le logement (32% ont le sentiment de ne disposer d’aucune protection), le véhicule (30%) ou encore les biens (33%).

Davantage qu’un défaut de couverture des Européens, ces résultats témoignent de leur sentiment de grande vulnérabilité dans le contexte actuel : tout à leurs angoisses, certains oublient vraisemblablement qu’ils bénéficient d’une forme de couverture (par l’Etat ou une assurance privée). Mais face à l’importance des problèmes évoqués, c’est l’impression de ne pas être préparé –et capable de s’en sortir- qui domine. C’est d’ailleurs sans doute la raison pour laquelle les Européens se disent plus souvent sans protection quand on aborde des grands problèmes (tels que la mort d’un proche ou une maladie grave) dont les implications ne sont pas seulement financières. Lorsque l’affect est moins en jeu (destruction du véhicule, cambriolage…), les Européens se sentent davantage protégés.

Au sein de l’ensemble des pays, la capacité à faire face au coût financier du risque est relativement faible



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