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Synthèse 2015 > Grande Bretagne

Grande Bretagne 2015

Bien que les Britanniques aient tendance à se sentir moins vulnérables cette année, ils restent aussi opposés au risque qu’en 2013. Le développement de la consommation collaborative en Grande-Bretagne est moins spectaculaire que dans d’autres pays d’Europe : les Britanniques ne sont pas très portés sur ces nouvelles pratiques, même s’ils pensent qu’elles peuvent amener une plus grande solidarité dans la société.

En Grande-Bretagne, le sentiment de vulnérabilité a fortement diminué

Contrairement à la moyenne européenne, seule une minorité de Britanniques se sentent plus vulnérables qu’il y a 5 ans vis-à-vis du risque d’être plongés dans une situation précaire (36% ; contre 53% en moyenne). Ils sont également moins inquiets quant à la possibilité de perdre leur emploi (37% pensent que le risque est plus élevé, contre 44%). Une majorité d’entre eux considèrent toujours qu’ils courent plus de risque qu’il y a 5 ans de connaître des difficultés financières (52%), mais cette proportion est plus faible que la moyenne européenne (59%), et ce sentiment a diminué par rapport à 2013 (-5 points par rapport à 2013), de même que la crainte de basculer dans une situation précaire (-17 points) et celle de perdre leur emploi (-7 points).

En outre seuls 29% des Britanniques considèrent qu’ils sont moins bien protégés contre les risques qu’il y a 5 ans (contre 41% pour la moyenne européenne). Il s’agit du deuxième taux le plus bas dans l’ensemble des pays faisant l’objet de l’étude. 36% des Britanniques considèrent même qu’ils sont mieux protégés aujourd’hui (contre 33% en moyenne) et 35% qu’ils ne sont « ni mieux ni moins bien protégés » (contre 26% en moyenne).

Comme d’autres Européens, les Britanniques considèrent les problèmes de santé comme les plus préoccupants, suivis par les risques financiers en seconde position. Cependant, les risques liés à l’informatique sont en 3ème position en Grande-Bretagne, tandis que les autres Européens classent ces risques en 8ème position. Les Britanniques semblent une fois de plus moins préoccupés par le chômage que la moyenne : 24% seulement (contre 29% pour la moyenne européenne) citent le risque de chômage parmi les trois qu’ils trouvent les plus inquiétants.

Les Britanniques demeurent cependant assez opposés au risque

Contrairement à de nombreux autres Européens, la plupart des Britanniques n’ont pas l’impression qu’ils sont sur la voie de la régression sociale. Une majorité relative d’entre eux considèrent même que leur situation sociale est meilleure que celle de leurs parents au même âge (44% contre 32% pour la moyenne européenne). Il s’agit du second taux le plus élevé sur les pays faisant l’objet de l’étude. 30% seulement (-4 points par rapport à 2013) pensent que leur situation sociale est pire (contre 40% pour la moyenne européenne).

Cependant, l’aversion des Britanniques vis-à-vis du risque demeure très forte : 58% (-1 point par rapport à 2013) considèrent le risque comme un danger à éviter (contre 60% en moyenne). Une grande majorité (68% ; -1) d’entre eux considère également que pour réussir, il vaut mieux faire attention et ne pas prendre trop de risques (contre 52% en moyenne). Seule une minorité d’entre eux ont l’impression que la prise de risque est valorisée dans leur pays (41%) et ce sentiment a légèrement diminué (-2 points). Les Britanniques sont cependant un peu plus disposés à prendre des risques eux-mêmes (61% considèrent qu’ils prennent des risques, +2 points par rapport à 2013, mais -5 points par rapport à 2012).

Les Britanniques ne surfent pas sur la vague de la consommation collaborative

En Grande-Bretagne, l’essor de la consommation collaborative (location, prêt, échange de connaissances entre des particuliers, auto-partage, échange de maisons…) est beaucoup moins spectaculaire que dans d’autres pays d’Europe tels que la France, l’Italie, l’Espagne ou la Pologne. Alors que 64% des Européens et 83% des Français ont été témoins de l’émergence de ces nouvelles formes de consommation dans leur pays, 44% seulement ont vu ce phénomène se développer en Grande-Bretagne (dont seulement 7% « beaucoup », contre 14% en moyenne), le score le plus bas observé en Europe.

Au cours des 5 dernières années, les Britanniques ont moins choisi que d’autres pays d’acheter des articles d’occasion (37% l’ont fait plus souvent, contre 39% en moyenne), de les emprunter (22% contre 27% en moyenne), de les échanger (13% contre 19%) ou de les louer (11% contre 17%).

Les Britanniques ont en moyenne essayé 3,9 pratiques de consommation collaborative sur 17, ce qui est inférieur à la moyenne européenne (4,6).
Une majorité d’entre eux ont cependant acheté des produits auprès de petits producteurs locaux vivant dans leur région (61%, contre 65% en moyenne) et ont déjà acheté ou vendu des produits culturels d’occasion (61%, ce qui est même plus que la moyenne européenne de 54%).
D’autres pratiques ont été essayées uniquement par une minorité. Les Britanniques sont à la traîne en particulier en ce qui concerne les pratiques liées à la conduite : par exemple, 9% seulement ont demandé à un particulier de leur louer sa voiture ou de les conduire dans le cadre d’un accord d’auto-partage (contre 19%) et 5% ont déjà utilisé un véhicule en libre-service (contre 13%). Les Britanniques ont également été moins séduits par les pratiques touchant au logement telles que de demander directement à un particulier de leur louer sa maison pour les vacances (10% contre 17%).

Il est clair que les Britanniques préfèrent encore être propriétaires de leur véhicule (88% contre 12% qui préfèrent le louer ou l’emprunter) et de leur résidence principale (94%). Les Britanniques sont également moins susceptibles que d’autres Européens de préférer emprunter ou louer une résidence secondaire plutôt que d’en être propriétaires (56% contre 65% en moyenne). Il en va de même pour les accessoires automobiles tels que les coffres de toit, porte-vélos, sièges-enfants… (32% contre 36%) ou le matériel de jardinage (19% contre 34%). En moyenne, les Britanniques préfèrent emprunter ou jouer seulement 1,7 des 7 articles testés (contre 2,1 pour la moyenne européenne). La Grande-Bretagne reste l’un des pays étudiés dans lesquels la propriété a le plus d’importance.

Bien qu’une majorité de Britanniques soit convaincue que le développement de la consommation collaborative est une tendance de fond (69% le pensent) ceci est le score le plus bas observé.
Comme la moyenne européenne, une majorité des Britanniques considèrent l’essor de la consommation collaborative comme une réponse à la crise économique. Ils soulignent cependant plus souvent que d’autres Européens le rôle des avancées technologiques en tant que catalyseur du développement de cette tendance (37% contre 30%). 13% d’entre eux seulement (contre 18% en moyenne) pensent que ce changement est dû principalement à une réelle transformation de nos sociétés (besoin de créer des liens, de se passer d’intermédiaires…)

Les Britanniques, moins enthousiastes mais toujours convaincus des vertus de la consommation collaborative

Alors que 69% des Européens pensent que le développement de la consommation collaborative entraîne une plus grande solidarité dans la société, les Britanniques sont légèrement moins enthousiastes : 61% pensent que tel est le cas.

Cependant, une grande partie d’entre eux est convaincue que les pratiques de consommation collaborative sont un signe (même seulement de façon partielle) de solidarité : 74% le pensent lorsqu’il s’agit de l’échange de services (contre 82% en moyenne), 73% sur le fait de covoiturer des passagers en échange d’une petite participation aux frais (contre 76%). Ils sont plus convaincus que la moyenne que le fait de prêter de l’argent par l’intermédiaire d’un site de financement participatif moyennant un intérêt peut être considéré comme de la solidarité (61% contre 53% en moyenne).

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