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France 2015

Les Français sont de plus en plus frileux, paralysés par la peur d’être insuffisamment protégés : la France "Damart"

En France, le sentiment d’être en régression sociale est en nette baisse (49%, -11 points) mais il reste bien au-dessus de la moyenne européenne (40% au global). La perspective du chômage inquiète désormais moins que le vol ou l’agression (contrairement à ce qui se passe en Espagne et en Italie). La crainte de connaître une situation précaire reflue aussi tout en restant forte (53%, -8). Mais alors même que la crainte de connaître le chômage, voire une situation de précarité diminue, l’aversion pour le risque ne cesse pourtant de croître. Pourquoi ? Probablement parce que les Français ont davantage le sentiment d’être moins bien protégés par rapport à 2013 (52%, +11 – contre 41% pour l’ensemble). L’aversion pour le risque se renforce donc (70% le considèrent comme un danger à éviter, +3). C’est aussi en France qu’on a le moins le sentiment que le risque est valorisé (27%, -2 points).

Certes, d’autres pays ont particulièrement peur d’être insuffisamment protégés face aux risques. Cette anxiété est même plus forte en Italie (67% estiment être moins bien protégés face aux risques depuis ces 5 dernières années), relativement importante en Espagne (46%) et en Pologne (43%). Mais par rapport à ces trois pays, la « spécificité française », c’est que la France est la seule où ce sentiment augmente fortement (+11 points), tandis qu’il stagne en Espagne et en Italie (-2 points) et diminue même en Pologne (-5 points).

Les Français sont aussi un peu plus nombreux à considérer qu’il vaut mieux ne pas prendre trop de risques pour réussir (55%, +2 – contre 52% au sein de l’UE). Ils sont aussi moins nombreux à déclarer en prendre à titre individuel (51% ; -8 contre 61% ; -1 au global) : c’est le pays où l’on déclare le moins le faire. Ainsi, alors même que le sentiment d’exposition diminue, les Français n’ont jamais autant pensé qu’il vaut mieux ne pas prendre de risques pour réussir.

Encore une fois, il convient d’insister sur le fait que c’est le sentiment d’être moins bien protégé (en nette augmentation) qui accroit leur « risquophobie ». En bref, la situation a beau être plutôt moins anxiogène en 2015 qu’elle ne l’était en 2013, l’idée même que les mécanismes de protection soient moins efficients semble plus que jamais les paralyser.

Dans ce contexte, la place des assurances et des mutuelles dans le système de protection se pose avec plus de force qu’il y a deux ans. En 2013, 74% des Français estimaient que dans les années qui viennent, les assurances et les mutuelles allaient avoir un rôle de plus en plus important en matière de protection sociale (contre 60% au global). Seuls 18% pensaient qu’il en serait de même pour l’Etat. Quid de leur positionnement aujourd’hui ?

Les décideurs français sont parmi les plus «risquophobes» de l’Union Européenne…

En France, les décideurs et les élites (directeurs, cadres de direction, gérants, professions intellectuelles, etc.) se montrent aussi beaucoup plus méfiants vis-à-vis de la prise de risque que dans les autres pays de l’UE : « seulement » 62% d’entre elles déclarent prendre des risques (contre 67% des élites interrogées pour l’ensemble de l’UE).

De même, seuls 45% positivent le risque en considérant qu’il faut en prendre beaucoup pour réussir (contre 51% au global). Le décalage est donc réel et flagrant, les élites françaises expriment une méfiance plus forte vis-à-vis du risque : seulement 27% d’entre elles considèrent qu’il est un stimulant (contre 44% au global), elles considèrent le plus souvent que c’est un danger à éviter.

Enfin, si on compare la situation française avec ce qui se passe en Allemagne (l’un des pays les plus « risquophobes » avec la France), on constate qu’outre-Rhin, les élites ont justement un rapport bien moins distancié avec le risque : 71% déclarent être quelqu’un qui prend des risques (+9 points par rapport aux élites françaises), 45% considèrent que le risque est plus un stimulant (+18 points par rapport à la France) qu’un danger qu’il faut éviter.

Là encore, il s’agit d’une spécificité française par rapport à d’autres pays eux-aussi « risquophobes » mais dans lesquels les élites et les décideurs se différencient en se montrant plus « risquophiles » que le reste de la population.

…et les jeunes Français aussi !

Les jeunes Français, ceux de moins de 35 ans, sont parmi ceux qui estiment le moins que le risque est un stimulant (35% contre 47% pour les jeunes dans l’ensemble des pays interrogés). Clairement, dans l’ensemble de l’UE et plus particulièrement en France, la jeunesse ne magnifie plus le risque, loin s’en faut.

Surtout, les jeunes Français sont ceux qui, avec les jeunes Britanniques, considèrent le moins que pour réussir, il faut plutôt savoir prendre beaucoup de risques (seulement 52%), très loin derrière les jeunes Suédois (69%), Espagnols (65%) et Polonais (60%). Ils sont d’ailleurs ceux qui pensent le plus que la prise de risque n’est pas aujourd’hui valorisée dans leur pays (74% contre seulement 59% pour les jeunes au global), un constat qu’ils partagent d’ailleurs avec leurs aînés. Si les jeunes Français rejettent aussi fortement la prise de risques, c’est aussi en partie parce qu’ils éprouvent des craintes très importantes face à l’avenir : près d’1 personne de moins de 35 ans sur 2 considère être en régression sociale par rapport à ses parents (50% contre 43% pour l’ensemble des jeunes).

Ce sentiment a beau avoir diminué entre 2013 et 2015 (-7 points), tout comme leur sentiment d’être exposés au risque de basculer dans la précarité ou de perdre son emploi, ils sont toutefois encore plus « allergiques » au risque qu’il y a deux ans.

Face aux risques de la vie, un fossé s’est creusé entre le ressenti des baby-boomers et celui des autres générations

Avec l’âge, le sentiment de déclassement progresse : 54% des 25-34 ans, 56% des 35-44 ans, 59% des 45-54 ans. Il y a pourtant une rupture mais elle se fait avec les plus âgés, les 55 ans et plus, qui sont désormais les seuls à considérer minoritairement (avec les moins de 25 ans) qu’ils vivent moins bien que leurs parents (40% pour les 55 ans et plus ; 45% pour les 15-24 ans).

Les craintes éprouvées vis-à-vis des risques sont aussi assez symptomatiques de la situation. Alors que l’on aurait pu s’attendre à ce que les personnes les plus âgées soient celles qui se montrent les plus craintives face aux risques de la vie et que les plus jeunes expriment une relative confiance à l’égard des futures étapes de leur vie, c’est le contraire qui se produit aujourd’hui. Seule une minorité des seniors a plus le sentiment aujourd’hui qu’il y a 5 ans qu’elle risque de basculer dans la précarité (46% contre 53% au global – 57% pour les moins de 35 ans). Clairement, le fossé se creuse entre la réalité ressentie par les plus âgés et celle que semblent vivre les plus jeunes.

Idem pour ce qui est de la perte de son emploi (51% des moins de 35 ans estiment qu’il y a plus de probabilité de rencontrer ce risque contre 24% des 55 ans et plus – qui certes pour beaucoup ne travaillent déjà plus -) mais aussi des difficultés financières (63% des moins de 35 ans contre 58% pour les 55 ans et plus) et même pour le risque de rencontrer des problèmes d’ordre familiaux (39% contre 28% pour les 55 ans et plus).

La France et l’Espagne se distinguent des autres pays parce que ce phénomène de crainte des plus jeunes y est globalisé (il n’y a pas un seul risque qui soit plus fréquemment éprouvé par les 55 ans et plus) et le plus souvent à des niveaux plus élevés que dans bon nombre des pays de l’Union Européenne.

Comment réconcilier les aspirations de l’ensemble des générations lorsque les craintes éprouvées par les plus âgés et celles vécues par les plus jeunes diffèrent tant ? Ne risque-t-on pas à terme de voir les aspirations des jeunes et des plus âgés s’entrechoquer et se confronter les unes aux autres ? Comment éviter que ne se crée un véritable ressentiment entre les plus âgés et les plus jeunes ?

La consommation collaborative se développe très vite en France

Les évolutions sont indéniables. Que l’on se penche sur le comportement des consommateurs ou sur leur ressenti, certains modes de consommation font une percée et cette dernière semble durable.
Interrogés sur l’évolution de leurs comportements de consommation depuis 5 ans, 51% des Européens déclarent avoir plus souvent loué, échangé, emprunté et/ou acheté d’occasion des objets. Ces pratiques se développent particulièrement en Europe du Sud, en Pologne et en France. Logiquement, la progression est la plus forte dans les pays qui aujourd’hui souffrent le plus de la situation économique.

Plus spécifiquement, si la France est un peu « en décalage » par rapport à ce que l’on observe au sein des autres pays (en moyenne, ils déclarent 4,3 pratiques collaboratives contre 4,6 dans l’ensemble des pays), il semble qu’ils soient en train de rattraper leur retard.
C’est surtout l’achat d’occasion qui a beaucoup augmenté (49% des Français l’ont fait plus souvent ces 5 dernières années), facilité par le recours à des sites tels que le Bon Coin, eBay... Les Français ont également pour 34% d’entre eux eu davantage recours à l’emprunt d’objets au cours des 5 dernières années (+7 points par rapport à l’ensemble). Si l’échange et la location se sont un peu moins développés, il n’en demeure pas moins vrai que près d’1 Français sur 5 dit le faire plus souvent qu’auparavant (respectivement 18% et 21% des Français déclarent les avoir davantage pratiqués).
L’essor de la consommation collaborative semble avoir été plus fort en France qu’ailleurs ces dernières années pour ce qui est de l’achat et de la vente de biens culturels d’occasion (60% l’ont déjà fait contre 54% au global), de produits électroménagers, vidéo ou hi-fi d’occasion (55% contre 46% au global). Elle semble aussi s’être plus développée en ce qui concerne la location du logement d’un particulier (directement) pour des vacances ou un séjour court (21% contre 17% au global).

Dans le domaine des déplacements en voiture et des locations de vacances, des évolutions importantes sont en cours

Dans le domaine de la voiture : 1 Français sur 7 a d’ores et déjà loué un véhicule à un particulier ou a utilisé un service de co-voiturage (14% dont 6% par internet). Une proportion non négligeable de consommateurs a fait de même avec son propre véhicule (7%). Au global, près d’1 Français sur 5 avoue avoir d’ores déjà utilisé un véhicule de façon collaborative (19%). Les moins de 35 ans sont de plus forts adeptes que les autres puisque plus d’1 jeune sur 4 déclare avoir déjà utilisé un véhicule de cette façon (27%). A l’aune de ces chiffres, on mesure mieux la concurrence qu’affrontent désormais certaines professions comme les taxis. Pour ce qui est de l’automobile, on voit mal ce qui pourrait endiguer ces pratiques.

En effet, à la suite du mouvement des taxis du 25 juin, on a pu voir à quel point les Français ne se montraient pas massivement opposés à une application comme Uberpop, quels que soient les dégâts qu’elle pouvait générer au sein de la population des taxis. Certes, moins de la moitié d’entre eux se dit favorable à la circulation des Uber Pop (46% contre 53% qui y sont toutefois défavorables – enquête Odoxa - 26 juin 2015) mais le rejet n’est pas fortement majoritaire. Dans l’agglomération parisienne, près de 6 habitants sur 10 y sont même favorables (57%). Nombreux sont aujourd’hui les consommateurs essentiellement préoccupés des avantages que peuvent leur procurer l’application à un prix très intéressant. Ils ne perçoivent pas vraiment les risques de casse sociale qui comptent probablement peu face aux gains qu’ils peuvent en retirer.

Dans le domaine du logement, les Français déclarent un usage encore plus élevé de l’économie collaborative que pour l’automobile : 21% ont déjà loué le logement d’un particulier pour des vacances, tandis que 10% ont déjà proposé le leur à la location. Au global, plus d’1 Français sur 4 est aujourd’hui concerné par ces comportements (27%) et près d’1 tiers des moins des 35 ans avoue avoir déjà loué son propre logement ou celui d’un autre particulier pour des vacances (31%).

Dans le même temps, les Français déclarent très majoritairement préférer emprunter ou louer une résidence secondaire pour leurs vacances (76% contre 65% pour l’ensemble) plutôt que de la posséder. Devenir propriétaire de sa résidence secondaire ne fait plus rêver. Là encore, on voit mal ce qui pourrait freiner à moyen termes l’explosion des sites de location entre particuliers des habitations pour les séjours touristiques.

A priori, les Français ne recourent aujourd’hui que modérément au financement collaboratif : seulement 11% déclarent avoir déjà réalisé un investissement dans des produits d’épargne solidaire ou avoir participé au financement d’un projet ou d’une activité d’une personne. Seuls 16% ont déjà eu recours à l’une de ces deux pratiques. Pour autant, le recours à ces types de financement est d’ores et déjà plus fort chez les catégories socioprofessionnelles les plus avantagées (29% des directeurs, cadres de direction, gérants, professions intellectuelles, etc.) mais aussi chez ceux appartenant aux classes les plus favorisées en termes de revenus (21%) et d’éducation (21%).

On pourrait multiplier les exemples de domaines ou de secteurs sur le point de rencontrer des évolutions relativement importantes en termes de modes de consommation. Dans celui de l’apprentissage par exemple : 46% des Français qui déclarent avoir déjà eu recours à un tutoriel.

Des modes de consommation qui de l’avis même des Français vont se généraliser dans les prochaines années…

Plus que les autres, les Français constatent l’émergence de ces nouvelles formes de consommation dite collaboratives (83% contre 65% au global). En France plus qu’ailleurs, on considère même que leur progression a été forte (23% contre 14% au global).

Les Français expliquent ce phénomène d’abord et avant tout par la nécessité de faire des économies : avec la crise, les individus cherchent à dépenser le moins possible (69%). C’est la principale raison qui selon eux explique le développement de ces nouveaux modes de consommation.

La grande majorité considère aussi qu’internet joue un rôle important (50%), voire primordial (39%) dans le développement de ces nouveaux modes de consommation. Pour près de 8 Français sur 10, il s’agit désormais d’une tendance de fond, le phénomène va s’accroître (77%).

…et qui modifient les contours mêmes de la solidarité

C’est en France mais aussi dans les autres pays où le système étatique de protection sociale apparaît comme défaillant ou en perte de vitesse que ces nouvelles habitudes collaboratives émergent rapidement et semblent se répandre comme une traînée de poudre. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si elles se développent le plus dans les pays dans lesquels on craint particulièrement aujourd’hui de basculer dans la précarité et où le sentiment d’être de moins en moins protégé progresse le plus : la Pologne, l’Italie, l’Espagne... et la France.

C’est probablement l’un des enseignements les plus intéressants de l’enquête. De fait, pour la grande majorité des Français, le développement de la consommation collaborative devrait justement conduire à une société plus solidaire (74%). Rares sont ceux qui pensent le contraire (26%). Le risque que ces nouvelles formes de consommation balayent tout sur leur passage, puissent faire disparaître des professions entières (dans les transports, dans l’hôtellerie, etc.) et génèrent une révolution à la fois économique et sociale n’est envisagé que par une minorité. Il semble qu’ils considèrent au contraire que vivre dans une société plus solidaire, c’est pouvoir bénéficier à un moindre coût de services ou de biens qu’on pouvait difficilement « se payer » auparavant.

L’émergence de ces nouveaux modes de consommation pourrait être en train de modifier en partie les contours de la perception que les Français ont de la solidarité. Dans le contexte économique actuel, il semble que pouvoir bénéficier de plus de services, plus facilement et à un moindre coût soit aujourd’hui considéré par beaucoup comme relevant de la solidarité. Partir en vacances à l’étranger pour 4 jours, utiliser une voiture avec chauffeur, disposer de la boîte à outils complète du parfait bricoleur devient désormais plus envisageable qu’avant.

Beaucoup semblent avoir tendance à dissocier les notions de solidarité et de gratuité. Ainsi, s’ils considèrent logiquement que certaines actions relèvent de la solidarité, comme l’échange de services (87%) ou encore la participation à la création d’un tutoriel sur internet (77%), il est plus surprenant que le prêt d’argent via un site de financement participatif en percevant des intérêts soit aujourd’hui considéré par une majorité de Français comme relevant de la solidarité (55%).

Des évolutions à venir qui posent de nombreuses questions

Les conséquences du développement de l’économie collaborative, via le digital sont immenses dans un environnement où les consommateurs ont de plus en plus tendance à considérer que les mécanismes étatiques de protection et de solidarité fonctionnent de moins en moins bien. Cette possible modification des contours de la solidarité n’est pas sans poser un certain nombre de questions sur la façon dont la situation risque d’évoluer dans un avenir proche sur un certain nombre de sujets.

D’abord dans le domaine de l’action sociale et de l’humanitaire. Quels seront les conséquences de la modification de la notion même de la solidarité telle que la conçoivent les Français aujourd’hui ? La dissociation de la solidarité et de la gratuité va-t-elle s’accroître avec le développement de la consommation collaborative ? Quels en seront les impacts ? Est-ce que favoriser l’accès à certains services payants mais à un coût tel qu’ils deviennent accessibles aux plus démunis relèvera demain de la solidarité ? Le développement de ces nouvelles solidarités collaboratives concurrenceront-elles ou compléteront-elles l’action des organismes humanitaires ? Obligeront-elles les acteurs de l’humanitaire à réfléchir à modifier leur offre de services ?

Dans le domaine de l’assurance aussi. Dans l’économie collaborative en pleine explosion, l’assurance est aujourd’hui au cœur du réacteur. Sans assurance, pas de service, car la confiance entre personnes s’arrête souvent au moindre pépin. Quelle assurance s’applique en cas d’accident avec une voiture d’auto-partage ou louée entre particuliers ? Dans ce contexte, les compagnies d’assurances ont une carte à jouer et un certain nombre d’entre elles ont d’ores et déjà commencé à le faire.

Ensuite en ce qui concerne la solidarité devant l’impôt. Certains des services et applications développés dans le domaine de la consommation collaborative échappent aujourd’hui en partie ou totalement à l’impôt. Cela a été notamment le cas avec Uberpop. Quelles seront les conséquences du développement de la consommation collaborative sur le rapport que les Français entretiennent avec l’impôt ? En 2013 déjà, seule une grosse moitié de Français considérait encore l'acquittement de l'impôt comme un acte citoyen participant de l'effort collectif au service de l'intérêt général (57% et seulement 46% des moins de 35 ans). Près d'un citoyen sur deux approuvait l'exil fiscal (45%). Seule une minorité de Français estimaient que l’impôt sur le revenu était « tout à fait » justifié (25%).

Surtout, le fait que la consommation collaborative soit perçue comme créant plus de « solidarités » ne risque-t-il pas de légitimer un rejet encore plus fort de la solidarité devant l’impôt ? A partir du moment où ces services sont considérés comme apportant plus de solidarité, pourquoi serait-il indispensable de payer des impôts lorsque l’on y a recours ?

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