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Regards d'experts 2013 > Luc Arrondel

Luc Arrondel

Directeur de recherches au CNRS, professeur à l'Ecole d'Economie de Paris

Spécialiste du risque en matière d’épargne, Luc Arrondel est directeur de recherches au CNRS et professeur à l'Ecole d'Economie de Paris. Il est membre du conseil scientifique de la revue « Risques », et du conseil pédagogique de l'IEFP (Institut d'éducation financière du public).

Ses travaux portent sur les préférences vis à vis du risque et de l’avenir ; ainsi que le patrimoine, la retraite et le cycle de vie. Entre autres publications, il est co-auteur de :
- « L'épargnant dans un monde en crise : ce qui a changé » (avec André Masson), Editions rue d'Ulm, 2011
- « Inégalités patrimoniales et choix individuels : des goûts et des richesses », (avec André Masson), Economica, 2007
- « Epargne, assurance-vie et retraite », (sous la direction), Economica, 2003

Luc Arrondel a remporté le Prix Risques-Les Echos 2006, avec A. Masson et D. Verger, pour leurs recherches sur la mesure des préférences de l'épargnant vis-à-vis du risque et du temps.

guillemet début On croit que la crise nous rend plus averses aux risques. Non. Ce qu’on constate en général, c’est que les gens ne modifient leur préférence personnelle que sur le long terme. En revanche, il est vrai qu’ils tiennent compte de leur environnement de court terme et anticipent l’avenir financier. Aujourd’hui les anticipations sont plutôt pessimistes. Si on pouvait mieux distinguer ce qui est vraiment dans les goûts et les préférences d’un côté, et de l’autre l’environnement dans lequel agissent les ménages, cela permettrait de mieux comprendre certains paradoxes entre les pays. guillemet fin

guillemet début C’est toujours aux deux extrémités de la société qu’on prend le plus de risques : en bas parce qu’on n’a rien à perdre et en haut parce qu’on est en sécurité. guillemet fin

guillemet début Un certain nombre d’enquêtes le montrent, il peut y avoir un écart entre le risque perçu personnellement et le risque tel qu’il est perçu pour les autres. On a tendance à surpondérer le risque pour soi-même, alors qu’on a une vision assez juste du niveau de risque global… guillemet fin

guillemet début On observe une montée générale du sentiment de déclassement. Mais là aussi il y a un phénomène de pessimisme collectif. Car dans les faits, seule la dernière génération peut se plaindre d’être moins favorisée que la génération précédente. guillemet fin

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