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Regards d'experts 2013 > Jean-Marc Daniel

Jean-Marc Daniel

Professeur à l’ESCP Europe et à l’Ecole des Mines

Professeur associé à l’ESCP Europe, Jean-Marc Daniel est également responsable de l’enseignement d’économie aux élèves–ingénieurs du Corps des mines.

Diplômé de Polytechnique et de l’ENSAE, Jean-Marc Daniel est à la fois économiste et historien, tout en portant sur les enjeux contemporains un regard de sociologue (il dirige la revue Sociétal à l’Institut de l’Entreprise) et de journaliste (il est chroniqueur au Monde et à BFM).

Il travaille essentiellement sur la politique économique, militant sans relâche pour une réduction urgente et méthodique de la dette publique de la France.

Parmi ses publications :
2010 : « Histoire vivante de la pensée économique, des crises et des hommes », Editions Pearson
2011 : « Le socialisme de l’excellence. Combattre les rentes et promouvoir les talents », François Bourin Editeur
2012 : « Ricardo réveille-toi, ils sont restés keynésiens », Bourin Editeur
2012 : « 8 leçons d’histoire économique – Croissance, crise financière, réforme fiscale, dépenses publiques », Odile Jacob
2014 : « La politique économique », Collection Que sais-je ? Editions PUF

guillemet début Il y a un effet d’adhésion au groupe. Il est de bon ton d’être pessimiste, cela ne veut pas dire qu’on le pense vraiment. Par un effet d’entraînement les gens se disent : si je ne suis pas mécontent je ne suis pas avec les autres. guillemet fin

guillemet début Au cours des « Trente glorieuses », ce qui met les gens dans la rue ce n’est pas le chômage, c’est l’inflation. De même pour les gens qui manifestent dans la rue en Turquie, au Brésil ou en Chine en ce moment. Tout le monde est touché par l’inflation alors que seuls 10% sont touchés par le chômage. Si les gens n’étaient pas contents pendant les Trente glorieuses, c’est parce qu’ils craignaient de perdre du pouvoir d’achat. 1968, c’est aussi pour dire : « on nous a volé ». guillemet fin

guillemet début Je réfute cette idée que les Français épargnent beaucoup. Les Français n’épargnent pas assez. Une catégorie de gens épargne, certes, mais globalement le pays est en désépargne et vit à crédit car toute une partie de la population vit aux crochets de l’Etat-Providence, lequel n’est pas financé. Il n’est pas financé par l’épargne des autres, c’est-à-dire que les Français qui épargnent n’épargnent pas assez pour payer ceux qui ne peuvent pas épargner. guillemet fin

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