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Regards d'experts 2013 > Jean-Dominique Giuliani

Jean-Dominique Giuliani

Président de la Fondation Robert Schuman

Créée en 1991, la Fondation Robert Schuman est un centre de recherche de référence, qui œuvre en faveur de la construction européenne.

Membre du Conseil de Surveillance d’Arte France, ancien Conseiller spécial à la Commission européenne, Jean-Dominique Giuliani est un homme engagé de longue date sur tous les sujets liés à l'Europe. Il a été auparavant Maître des Requêtes au Conseil d’Etat, directeur de cabinet du Président du Sénat M. René Monory (1992-1998) et directeur à la direction générale du groupe Taylor Nelson Sofres (1998-2001). En 2001, il fonde sa propre entreprise de consulting international, qu’il préside.

Parmi ses publications :

  • "Plaidoyer pour l'élargissement et Atlas des nouveaux membres", 2 tomes, Notes de la Fondation Robert Schuman (2002)
  • "Quinze + Dix, le grand élargissement", Albin Michel (2003)
  • "L'élargissement de l'Europe", PUF, collection « Que sais-je » (2005)
  • "Un Européen très pressé", Editions du Moment (2008)
  • "Les 100 mots de l’Europe" avec Jean-Paul Betbèze, PUF, collection "Que sais-je ?" (2011).

Il a également codirigé "L’Atlas permanent de l’Union européenne", Lignes de Repères, 2012.

> www.robert-schuman.eu

guillemet début Dans tous les pays de l’élargissement, les pays baltes en sont un exemple, on a basculé dans un perception plus anxieuse de la situation guillemet fin

guillemet début Les Francais sont d’une grande mauvaise foi ! Ils savent qu’ils sont très bien traités, c’est-à-dire très bien protégés. Ils savent aussi qu’il va falloir réformer le système pour le sauver. Mais ils disent : pas tout de suite ! Encore un instant, Monsieur le bourreau. guillemet fin

guillemet début Un Italien, c’est un Français de bonne humeur, disait Cocteau guillemet fin

guillemet début Notre défaut en Europe, c’est d’ausculter nos différences, sans les mesurer dans un cadre global. Il faudrait pouvoir s’appuyer aussi sur le même type d’étude dans d’autres continents. Par exemple, je ne suis pas sûr que sur le risque, les Américains soient très différents de nous. guillemet fin

guillemet début Dans nos pays développés, l’aversion au risque prospère du fait que le risque réel disparaît. Pour prendre l’exemple de l’aérien, il y a eu l’année dernière pour 800 millions de passagers, soit 6 millions de vols, 17 accidents seulement. Même effort de sûreté en matière ferroviaire ou routière. Et dans le social également : 50% des dépenses sociales dans le monde sont réalisées en Europe. Nous vivons dans un environnement où le risque a largement disparu ! guillemet fin

guillemet début Si j’étais un spin doctor, je dirais à nos dirigeants que c’est à eux d’abord de prendre des risques ! Quand les dirigeants européens le font, et on en voit le reflet dans cet Observatoire, on s’aperçoit que cela rassure la population ; cela réduit le niveau d’anxiété guillemet fin

guillemet début En Allemagne il y a une dimension collective, très différente de l’individualisme français. Les Allemands ont le sens de l’effort collectif, dans la durée, ce qui se voit jusque dans les habitudes de consommation. On consomme moins en Allemagne ; on dépense moins pour se loger ! guillemet fin

guillemet début La prise de risque renvoie au doute. Or le doute fait partie de manière métaphysique de notre manière de penser, nous sommes le pays de Descartes. Je crois même qu’on pourrait étendre cela à l’Europe, dont c’est une spécificité dans le monde. On raisonne, donc on doute. On comprend les enjeux, mais on reste prudent. Ce qui peut conduire à certains moments à des paradoxes. Par exemple on est très mécontent de l’Union européenne, mais on ne veut pas sortir de l’euro. guillemet fin

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