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Regards d'experts 2013 > François Lafond

François Lafond

François Lafond est directeur exécutif d’EuropaNova depuis octobre 2013, après avoir été pendant quelques mois le secrétaire général, membre du Directoire de l’Institut Aspen France (2012-13) et auparavant directeur du bureau de Paris du German Marshall Fund of the United States (2008-2011).

Avant de revenir à Paris, François Lafond était conseiller spécial auprès du ministre des Affaires régionales italien et responsable des relations internationales du Think Tank Glocus à Rome. Il a été conseiller du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères italien (2006-8), directeur adjoint de Policy Network à Londres (2003-6), chargé de mission puis Secrétaire général adjoint de Notre Europe à Paris, présidé par Jacques Delors (1999-2003), et chercheur au Centre Robert Schuman de l’Institut Universitaire Européen de Florence (1992-9).

François Lafond est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble, titulaire de trois masters, de droit public, d’études politiques et d’études européennes et ancien stagiaire à la Commission européenne de Bruxelles. Au cours des années 2002-9, il a été professeur associé au Centre d’études européennes Sciences Po, a enseigné également à l’Université Syracuse de Florence et à l’Université libre d’Enna/Koré en Sicile. I

Il est membre du Conseil scientifique de la fondation Institute of European Democrats (Bruxelles) et du centre de réflexion politique Glocus (Rome). Il est enfin un collaborateur régulier du quotidien italien Europa.

> www.europanova.eu

guillemet début La difficulté de l'analyse, si l’on veut comprendre les sentiments exprimés, c’est de rapprocher le sentiment de vulnérabilité tel qu’il est mesuré dans cette étude, des contextes politiques et économiques précis. Le retournement de la conjoncture économique, comme en Pologne en pire ou comme en Espagne en mieux, a pesé semble-t-il. Le retour du sérieux politique principalement, en ce qui concerne l'Italie, avec les gouvernements de Mario Monti, puis d'Enrico Letta, explique que les Italiens retrouvent un peu d’optimisme. guillemet fin

guillemet début Il est intéressant de noter que la Suède, qui dans votre étude se sent beaucoup moins exposée et vulnérable que l’ensemble des Européens, est un pays qui dispose d’une forte cohésion sociale, et qui ne fait pas partie de l’euro, ni de l’OTAN guillemet fin

guillemet début On réclame souvent du “franco-allemand”, estimant le couple fondamental pour l'Union européenne. Mais si les progrès sont lents, c’est aussi en partie à cause de différences culturelles encore très importantes au niveau des citoyens. Les attitudes face aux différents risques en matière sociale et les perceptions de l'avenir, telles qu’elles sont mesurées dans cette étude, constituent des différences probablement déterminantes. guillemet fin

guillemet début On aurait pu ajouter à cette enquête une question qui me semble importante dans un contexte aussi anxiogène : quelles sont les solutions que pourrait éventuellement apporter l’Union européenne elle-même en matière de protection sociale, en dépit de compétences juridiques encore très limitées ? guillemet fin

guillemet début Dans un contexte de convergence de nos économies au niveau européen, les chiffres de cette enquête confirment aussi que la pédagogie de la mondialisation est en partie métabolisée. Les citoyens européens sont désormais conscients que nos Etats-providence seront moins généreux à l'avenir sans pour autant l'accepter encore complètement, ce qui alimente un niveau élevé de pessimisme guillemet fin

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